Qu'a-t-on appris du 1er confinement dans l'immobilier ?

Qu'a-t-on appris du 1er confinement dans l'immobilier ?

12/2020

Au printemps dernier, le confinement avait largement impacté l'activité économique française et l'immobilier n'y avait pas échappé. Arrêt des chantiers, interdiction des visites et des déménagements, le secteur s'était indéniablement retrouvé à l'arrêt. Il a donc fallu s'adapter pour préparer la reprise et anticiper d'éventuelles restrictions d'activités en cas de recrudescence de l'épidémie.

A nouveau confinés, il est temps de faire le bilan. Qu'a-t-on appris du premier confinement dans l'immobilier ? Le secteur est-il mieux préparé pour ce second confinement et pour la reprise?

Accélération de la digitalisation

Pour les agents et agences

Le métier d'agent immobilier est un travail tourné vers le sens relationnel et la satisfaction client. La crise sanitaire a donc imposé la mise en place de nouvelles formes d'échanges pour permettre l'exercice de ce métier de contact. Ainsi de nombreux agents et agences se sont tournés vers les outils numériques. Ils permettent notamment de garder le lien avec les clients et prospects.

La visite virtuelle a donc commencé à s'implanter plus largement sur le marché de l'immobilier durant le premier confinement. L'été et le début de l'automne ont permis aux agents et agences d'investir davantage dans leur démarches de digitalisation. Ce second confinement donc est marqué par une plus large utilisation de ces visites virtuelles. Acheteurs et vendeurs y trouvent leur compte dans cette nouvelle forme de visite. Cela leur permet par exemple de gagner du temps et faire un premier tri dans leurs recherches. Ces visites virtuelles devraient donc perdurer à la fin de la crise sanitaire.

Par ailleurs, afin de limiter les rencontres physiques au maximum, de nombreuses agences ont également dématérialisé l'ensemble de leurs activités. Rendez-vous par visioconférence, signature dématérialisée, la quasi totalité des démarches immobilières peuvent désormais s'effectuer en ligne.

Pour les banques et administration

Cette digitalisation s'est également accrue pour les banques. Celles-ci ont en effet accéléré leur transition digitale pour permettre à leurs collaborateurs de travailler à distance. Ainsi pour ce second confinement, les banques étaient davantage préparées au télétravail. Les dossiers de demandes de crédit peuvent donc être traités. Une bonne nouvelle pour éviter l'amoncellement de dossiers à traiter lors de la reprise. C'est également un moyen d'éviter que le marché immobilier soit complétement à l'arrêt. Les ventes peuvent continuer d'autant que les offices notariaux sont encore ouverts et les déménagements restent autorisés. 

Un marché post-confinement dynamique

Après deux mois d'arrêt sur le marché de l'immobilier, les mois de mai et juin ont été marqués par un fort dynamisme. En effet il a fallu rattraper le retard accumulé pendant le confinement mais également répondre à des nouvelles demandes que le confinement avait créé. Ainsi, nos agents chez Liberkeys ont vendu 2,2 fois plus de bien en juin 2020 qu'en février 2020. Ils ont également noté que les biens se vendaient en moyenne deux fois plus rapidement qu'avant le confinement.

De nouvelles envies pour les acheteurs

Et il faut croire que le confinement a eu un impact important sur les envies des Français. Ils font désormais apparaà®tre la luminosité, la localisation et un espace extérieur comme des critères essentiels. De même l'assurance d'un bon accès internet est devenue une priorité. Selon une enquête de SeLoger et de l'Observatoire du Moral Immobilier, réalisé entre le 14 et 18 mai 2020, 53% des futurs acheteurs considèrent la qualité de la connexion et le raccordement à la fibre comme un critère essentiel.

Cette reprise a également été marquée par un fort attrait pour les moyennes villes et les maisons, sans doute en raison d'une situation conjoncturelle « post confinement ».

Pas de mouvement majeur sur les prix

Il est encore trop tôt pour émettre des certitudes sur la question des prix de l'immobilier après ce second confinement. Mais après le premier confinement, Liberkeys a plutôt observé un maintien des prix.

Les maisons ainsi que les appartements avec terrasse et jardins seront cependant plus recherchés qu'avant. Ces biens risquent de connaà®tre une hausse de leur valeur. MeilleurAgent a ainsi vu une hausse des prix des appartements avec balcon de 8,8% dans les 11 plus grandes villes de France.

Les banques plus strictes sur les octrois de crédit

Face aux perspectives d'une crise économique longue et difficile à surmonter, les banques se montrent de plus en plus frileuses à accorder des prêts. Cette situation s'ajoute aux recommandations du HCSF qui avaient recommandé aux banques, fin 2019, de se montrer plus strictes dans leurs études de dossiers. Ainsi à la suite du premier confinement, on avait assisté à une forte hausse du nombre de refus de dossiers de la part des banques. Les ménages les moins aisées se voient notamment pénalisés par le taux d'usure, comprenant taux d'intérêt et assurance emprunteur, plafonné à 2,51% sur 20 ans. 

Alors que les bons profils vont continuer de bénéficier de taux intéressants, les ménages fragilisés par la crise risquent de ne pas être en capacité de contracter un crédit

Le marché de l'immobilier avait donc connu un coup d'arrêt brutal durant le premier confinement avant de repartir à la hausse dès le mois de mai. Ce premier confinement, encore bien présent dans les mémoires collectives, avait permis de tirer un certain nombre de leçons et permettent d'être aujourd'hui plus optimiste sur la reprise du marché immobilier post confinement.

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